La reconversion professionnelle, un risque à prendre par tous

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Le choix de carrière est un pur hasard pour la plupart des professionnels. Les jeunes se retrouvent en fin d’études au fait accompli quant au métier à apprendre. Certains choix se font en fonction de moyens économiques, des filières disponibles ou tout simplement d’une recommandation de dernière heure d’un proche.

De la mince proportion des jeunes issus du bac pouvant s’offrir une étude universitaire, la majorité font un choix au dernier moment. D’un sondage mené auprès d’une cinquantaine d’étudiants de divers établissements universitaires, 86% reconnaissent ne pas avoir suivi le parcourt rêvé. Seulement 30% avouent ne pas avoir regretté leur choix malgré tout. Plus loin, le niveau de satisfaction des jeunes dans l’exercice de leur métier au sein d’une institution reste une question critique.

Ces faits sont non sans conséquences. La déviance vocationnelle est considérée pour la plupart des experts en ressources humains comme l’une des causes de la démotivation des employés dans le milieu du travail (Pralong, J. & Peretti-Ndiaye, M. (2015);(Faraj et Al, 2013). La majorité de jeunes professionnels ayant suivi des formations techniques ne l’exercent pas. Dans toutes les filières, la demande en main d’œuvre de qualité restent élevée  malgré un taux de chômage considérablement élevé. L’exode massif des jeunes n’ayant pu exercer une profession grimpe chaque année.

Pourtant beaucoup de métiers négligés offrent de grandes opportunités. La pratique des professions offre de la possibilité de réaliser sa passion, d’autres de se réaliser sur le plan économique. Les métiers techniques et vocationnels rassurent aux professionnels, anciens employés ou retraités,  de devenir entrepreneurs autonomes.  Ils réinventent leurs vies puisqu’ils exercent au quotidien leur passion.

Toutefois, le développement d’un tel dynamisme, à savoir la reconversion professionnelle ne  peut se faire sans une implication des principaux acteurs de l’économie. L’Etat, pour sa part, aurait pour rôle de garantir le micro-entrepreneuriat par un cadre légal  et des actions concrètes. Les grandes entreprises devraient s’impliquer un peu plus sur la valorisation des fournisseurs locaux. Les universités auront à mettre à jour des programmes adaptés. C

De fait et concrètement, dans le code du travail, la loi  autorisera les employés ayant eu une certaine ancienneté, d’obtenir un droit de congé entrepreneurial (sans solde) sur une période (1 à 2 ans). Ce congé servirait à la réalisation des projets personnels ou l’apprentissage d’un nouveau métier. Le centre de facilitation des investissements ou le bureau des industries créatives  du Ministère du Tourisme pourraient suggérer de mettre en place via des banques commerciales et des programmes de financement de la reconversion professionnelle dans les filières prédéfinies. Les organisations et les entreprises locales pourraient tout aussi établir un partenariat Client-Micro-Fournisseurs, une sorte de commerces équitables au niveau local. Tout cela serait à quelle fin et pour quels résultats?

La marque “Made in Haïti”  se dessinera grâce à professionnels qui produiront des biens et services de qualités. Le bénéfice sur le plan macro s’illustrera partout dans l’économie.  Les micros entreprises recevront des professionnels de qualité. La production locale augmentera autant que les exportations. Les jeunes pourront s’inspirer de modèles locales pour adapter leur vocation en fonction des opportunités de leur milieu. On aura surtout une meilleure indice de compétitivité d’Haïti dans beaucoup plus de filières  comme l’artisanat, l’agriculture, l’art,  le recyclage etc.

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